Dans le test de Dentures and Demons, disponible ici, j’évoquais l’importance qu’a pris mon téléphone pour atteindre mon équilibre dans la vie de joueur.

Le smartphone à cependant deux limites, ses capacités techniques et son absence de boutons physique.

Depuis des années, il est tout de même possible de lier à son téléphone des manettes de jeux soit achetée spécialement soit celles de nos chères consoles de jeux. Solution infligeant régulièrement de la latence pour les manettes bluetooth et impactant énormément la mobilité.

Plusieurs constructeurs ont décidé de proposer des manettes plus adaptées aux mobiles, des manettes plus ergonomiques, transportable, transformant nos téléphones en mini-switch capablent d’accéder au Xbox Gamepass, ce qui est loin d’être anodin.

Longtemps utilisateur d’un ancien modèle de Mad Catz sur iPhone puis iPad, une manette cheapos à la connexion bluetooth capricieuse, j’ai voulu passer le pas et tester la manette du constructeur le plus connu du moment, Razer, se vantant de créer du matériel pour les gamers créé par des gamers.

Aujourd’hui, après plus de deux semaine d’utilisation, voici mon test sur la Razer Kishi, cloud edition.

Transformer votre mobile en console de jeu.

Il y’a encore quelques temps, j’aurais rajouté « ou presque » à ce titre mais l’évolution du cloud gaming et sa démocratisation sur plusieurs supports permettent de pouvoir dire sans sourciller qu’il n’y a presque plus de limites au Jeu Vidéo sur mobiles.

Mon téléphone m’étant devenu indispensable pour pouvoir jouer aux JV, j’ai profité des réductions du moment pour acquérir la Razer Kishi, cloud edition. Cette version est un partenariat avec Xbox et n’est, qu’au final, que la même que la version que la version classique avec un skin Xbox.

Comme toujours avec Razer, l’emballage est sobre et de qualité.

Le principe de la Razer Kishi est simple, la manette se déplie et permet d’y glisser son téléphone en le branchant sur la prise USB-C de la manette. (Existe aussi en version Lightning pour les iPhones).

La manette s’adapte alors à la grande majorité des mobiles Android du moment, l’écartement des sticks étant modulable.

!Attention toutefois, il est fort possible que vous deviez enlever la coque/protection de votre smartphone pour pouvoir le rentrer dans la manette !

Un petit logo Xbox permettant de lancer le Gamepass directement.
La petite finition qui fait plaisir.
Une fois dépliée, la Razer Kishi peut accueillir la plupart des smartphones du moment.

La Razer Kishi, à peine touche-t-elle les mains, fait ressentir un agréable paradoxe, elle est suffisamment légère pour ne pas être handicapante lors de longues parties de jeu et, à la fois, est suffisamment lourde pour ne pas ressentir l’effet gadget souvent inhérent à ce genre de manettes.

L’accessoire n’a pas de batterie intégrée, utilisant donc l’énergie de votre téléphone pour fonctionner. Quiconque a déjà joué sur mobile sait à quel point les batteries fondent comme neige au soleil (surtout mon Z Flip 3) et va penser que l’absence de batterie est un réel manque. Pour compenser, la Razer Kishi possède un port USB-C permettant de jouer tout en rechargeant son téléphone (sur secteur ou sur batterie externe). Il est a noté que cette charge n’est pas une charge rapide, malgré l’utilisation d’un chargeur adapté, dommage.

Il est temps de jouer.

Le téléphone installé de la plus simple des façon, il est alors temps de jouer. De nombreux jeux Android propose nativement l’utilisation de manettes et, le cas échéant, de nombreuses applis peuvent augmenter le nombre de jeux compatibles.

Le Z flip 3 de Samsung rentre sans forcer.

Étant habitué aux manettes Bluetooth, dès le premier jeu lancé, on se rend compte de l’intérêt d’être connecté physiquement à la manette : il n’y a AUCUNE latence ! Quel plaisir par rapport à mon ancienne Mad Catz où même mes manettes PS4 liées au téléphone.

Les boutons, les mêmes que sur une manette Xbox, il en va de soi, réagissent bien, les sticks clicquable n’ont pas d’effets « trop mou », reviennent bien à leurs positions. Les boutons de tranche R1 et L1 sont très agréables, proposent juste ce qu’il faut en résistance. Il en est de même pour les gâchettes.

Entendons-nous bien, la qualité des boutons n’est pas au même niveau qu’une réelle manette Xbox mais la Razer Kishi profite de toute l’expertise de Razer et ça se ressent.

Petit point noir, apparement le manque de partie solide à l’arrière de la manette serait inconfortable sur de longues sessions de jeu, n’offrant pas d’endroit pour reposer les doigts, forçant l’utilisateur à garder les doigts bien collés à la manette. Je parle au conditionnel, ayant des petits doigts, je ne ressens aucun manque de ce côté et je tiens la manette de la même façon qu’une autre console portable. Deuxièmement, les parties sur mobiles sont, de fait, moins longue qu’une vraie session gaming, je ne pense donc pas que ce point soit réellement handicapant.

Pas de longue session de jeu ? Ce serait sans compter par l’optimisation totale de la manette au Cloud Gaming.

Comme son nom l’indique, la Razer Kishi Cloud Edition est entièrement compatible avec le Gamepass (même s’il ne s’agit que de marketing, cette version n’étant qu’un skin, les Razer Kishi sont considérées de base comme des manettes Xbox).

Et là, le jeu sur mobile prend une toute autre dimension.

Le Gamepass propose déjà des jeux sur le cloud sur le téléphone mais l’interface tactile étant particulièrement limitée il est inenvisageable d’imaginer de jouer longtemps et d’avoir un réel plaisir de jeu.

Là, grâce à cette manette (soyons franc, c’est le cas avec toutes les manettes mobiles) vous avez accès à tous les jeux de Cloud Gaming disponibles sur le Gamepass, et ils sont de plus en plus nombreux : de Flight Simulator à Fable, en passant par No Man’s Sky, Forza, Evil Within et tellement d’autres. Vous trouverez forcément un jeu à tester.

Sous peu que votre connexion soit bonne, vous aurez réellement l’impression de jouer à vos jeux préférés sans contraintes, hormis une résolution plus faible qu’à l’accoutumée.

Ici, en 4G ou en Wifi, je n’ai eu aucun problème de latence, sachant que je ne joue pas à des jeux multijoueurs.

Si la résolution trop faible peut vous gêner, je vous conseille grandement de tester les jeux 360, où cette baisse de résolution n’est pas du tout dérangeante. J’ai l’occasion enfin de jouer à Fable 2 et 3 et c’est un plaisir d’y jouer sur mobile !

Enfin, sans rentrer dans les détails, la manette est compatible avec tous mes émulateurs présents sur le téléphone et c’est un réel plaisir, je peux désormais jouer à quasiment tous mes jeux sur mon téléphone. C’est réellement grisant.

La solution ultime ?

Sincèrement, malgré tout mon engouement pour cette Razer Kishi, je ne peux pas confirmer qu’il s’agit de la meilleure façon de jouer sur mobile, d’autres constructeurs proposant ce genre de manettes que je n’ai pas testé.

Cependant, la seule limite que je trouve à l’utilisation de cette manette ne vient pas d’elle mais de mon téléphone.

Premièrement, j’utilise un Samsung Galaxy Z Flip 3, téléphone impressionnant mais doté d’une batterie qui perd de sa charge extrêmement rapidement, pour en profiter pleinement il faut donc que je me branche (dommage pour du jeu mobile). Mais ça n’a rien à voir avec la manette en elle-même.

Deuxièmement, toujours concernant le jeu sur mobile dans sa globalité, ma capacité de concentration est très faible et, au final, pendant que je joue, je passe autant de temps à jouer qu’aller surfer sur internet.

Pour conclure.

Je suis complètement charmé par la Razer Kishi, m’offrant tout ce que je recherchais dans une manette pour smartphone.

De base, la Razer Kishi se trouve à un prix assez élevé, les promotions permettent de la trouver à prix très réduit. Je ne peux pas vous conseiller de la prendre au prix fort, si ce n’est que pour jouer de temps en temps, est-ce que cela vaut le coup ? Par contre, pour moi, le jeu sur mobile est presque devenu une obligation, cette Razer Kishi est devenue, en deux semaines, indispensable à ma vie de joueur.